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 Millie Lencolia

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AuteurMessage
Gallowey



Messages : 2
Date d'inscription : 25/03/2018

MessageSujet: Millie Lencolia   Dim 25 Mar - 20:00

Nom : Millie Lencolia
Race : Brétonne
Sexe : Féminin
Âge : 22
Faction : Neutre
Métier / archétype : Apprentis mage de bataille

Description physique :
Une petite brétonne à l'apparence juvénile. Rousse, le visage rond, des traits fins, des formes peu développées : on jurerait presque voir une enfant. Si ce n'était ses yeux, d'un vert émeraude, flamboyants d'intelligence.
Elle porte une tunique Altmer de facture modeste mais brodée avec soin. Une dague quelque peu rouillée pend à sa ceinture, probablement plus par dissuasion qu'autre chose, tant elle a l'air de ne pas avoir servit depuis longtemps. Elle a une attitude peut être un peu hautaine au premier abord, mais un œil expert remarquera vite que c'est bel et bien surjoué.

Psychologie :
Millie possède une personnalité complexe, à défaut d'être complexée. Tantot naïve, acceptant un peu trop facilement de placer sa vie dans les mains d'inconnus, elle devient cynique et froide lorsqu'elle juge les actes des autres, qu'il s’agisse d'un gouvernement, de la guerre ou tout simplement des choix de vie de certains.
Elle n'est pas une fervente croyante, peu encline à prier ou même à simplement parler aux divins. Elle part du principe que le meilleur moyen de les respecter , c'est de respecter leur création. Le reste n'étant à ses yeux que fantaisies dans le meilleur des cas, voire même, au pire,  de l’hypocrisie. Ceci dit, elle a une certaine conception du « destin », intimement convaincue que les divins ont prévus un rôle pour chacun, parfois bien éloigné de la façon de faire des hommes. Ce qu'ils sont sensés être, en opposition avec ce qu'ils sont vraiment.
Elle est largement influencée par la culture Altmer, que ce soit dans ses mimiques gracieuses et supérieures, que dans des choses aussi futiles que sa façon de danser.

Histoire :
Son histoire est au diapason de de sa personnalité : complexe. Tragique même, sous certains aspects.
Ses parents l'ont mise au monde dans la ferme familiale, dans les landes de Glenumbrie. Jeune fille douce et sincère, elle passera les premières années de sa vie dans une existence chiche et rude mais heureuse, recevant tout l'amour et l'attention dont un enfant a besoin. C'est une fillette docile mais indépendante, aimant s'extraire des tâches familiales pour aller s'amuser dans la nature. Elle est rentrée de nombreuses fois à la tombée de la nuit, le visage terreux et les membres couverts de griffures et autres ecchymoses , signe d'une certaine propension pour l'aventure et les prises de risques. Il est même parfois arrivé qu'elle revienne avec de légères brûlures sur les mains, sans que ses proches ou elle même ne parvienne à l'expliquer. Si elle fut bien souvent grondée, elle ne fut pour autant pas élevée dans la punition, ses parents ayant toujours cru dans le pouvoir des mots, un peu naïvement. C'est ce qui la gratifiera d'un tempérament têtu, voire capricieux.



C'est l'année des ses neuf ans que sa vie prit un tournant décisif. Preuve que même avant les récents troubles touchant Tamriel, le danger était déjà présent, même dans une région aussi calme que les abords de Daguefilante. En effet, lors d'une de ses nombreuses sorties, sa famille eut à subir la partie sombre de l'âme humaine. Personne ne saura jamais quel était le but du ou des instigateurs : la faim, la colère aveugle, ou la simple cruauté. Toujours est il que ce soir là, et alors qu'elle se hâtait de rentrer chez elle, son attention fut attirée par une lueur dans le lointain. Ce qui fut tout d'abord de la curiosité se mua peu à peu en horreur, alors que la terrible réalité s’étala devant ses yeux d'émeraude. La ferme était en feu. Et alors qu'elle observait la danse des flammes, impuissante et paralysée, ses narines furent agressées par une odeur qu'elle ne connaissait pas encore... Cela lui rappelait les effluves de la cuisine de sa mère lorsque son père revenait chanceux de la chasse. Mais c'était quelque chose de différent. C'était l'odeur de la chair humaine carbonisée... L'odeur de sa famille, consumée par le brasier.
Elle demeura devant ce spectacle jusqu'au lever du jour, tétanisée, incapable même de pleurer, jusqu'à ce que la lumière crue se change en fumée noire, puis blanche...



Elle était encore là, immobile, les yeux grands ouverts et le visage cireux, lorsque des voisins la trouvèrent, attirés par les volutes dans le ciel matinal.
Ce fut pour elle le début d'un deuil long et douloureux qu'elle ne put jamais vraiment achever, tant les événements de cette nuit terrible lui apparaissaient vides de sens.
Mais comme le premier brun d'herbe repoussant dans une forêt calcinée, la détermination se nourrit parfois des cendres. Et lorsqu'un vieil Altmer se proposa de la recueillir, dans les couloirs du temple de Daguefilante où elle vivait une vie de coquille vide, quelque chose en elle se réveilla.



L'homme lui assurait qu'il décelait en elle les prémices d'une aura magique, et qu'avec son enseignement, elle pourrait devenir sorcière. Elle se leva pour le suivre, sans vraiment savoir pourquoi. Sans même vraiment réaliser immédiatement ce quelle faisait, comme un pantin désarticulé auquel on raccrochait des ficelles afin de singer la vie de nouveau.
Elle se plongea dans les études, se révélant non seulement talentueuse, mais bien plus travailleuse que ses pairs. Le labeur agissait comme un cataplasme, lui permettant de repousser ses souvenirs dans un coin de sa mémoire. Tout doucement, grâce à la dynamique de son apprentissage, elle repris goût à l’existence. Fière de ses compétences, et encouragée par son maître qui la choyait comme une fille, elle devint une sorcière accomplie. Bien peu intéressée par l'enchantement, l'illusion ou la guérison,elle se concentra sur l'école de la destruction. A 16 ans, elle était déjà la meilleure pour ce qui était d'invoquer glace et foudre. Mais surtout elle excellait pour ce qui était de mettre le feu. Comme guidée par une volonté de comprendre le symbole de ses tourments, elle passait des nuits entières à incanter des sortilèges, peaufinant chaque geste, chaque pensée, afin de s'approcher de la pureté lumineuse et destructrice des flammes. Cependant elle ne l'utilisait jamais en public. Même lors de ses examens, qu'elle passa brillamment, elle se contenta d'user du reste de sa palette de sortilèges, qu'elle maîtrisait pourtant moins bien. Le feu était pour elle quelque chose de privé, de sacré. Le symbole même de sa souffrance, de sa colère et de sa frustration. Un exutoire à sa détresse. Comme si le maîtriser lui permettait de comprendre enfin les événements de cette nuit lumineuse, de faire enfin le deuil d'une vie perdue à jamais.
La jeune fille devint une jolie jeune femme. Attirée par les nombreux plaisirs de l'existence, elle avait repris les habitudes de son enfance. Elle faisait fréquemment le mur en pleine nuit, ne revenant qu'à l'aube, parfois échevelée par une nuit de luxure, parfois l’haleine chargée de relents avinés.



La tragédie cependant, n'avait pas finit de la marquer de son fer rougeoyant. C'est bien souvent lorsque l'on est enfin guéris d'un tourment que les divins estiment le terreau prêt pour une nouvelle tragédie. Cette fois ci, elle prit la forme de la mort de son maître. Une mort silencieuse et inexplicable. Enfermé dans sa chambre sans fenêtre, derrière une épaisse porte de chêne qu'il avait fallu entamer à la hache, on le retrouva la gorge tranchée. Une dague ensanglantée traînant sur le sol rocailleux, la conclusion fut sans équivoque : le vieil homme s'était suicidé. Ce fût en tout cas la thèse adoptée par tous. Tous sauf la jeune mage à nouveau déchirée par la dureté froide du monde. Cette fois ci cependant, elle pleura longuement la mort de son bienfaiteur.



Incapable d'accepter l'évidence, elle fustigea les autorités des mois durant, revenant chaque jours avec une théorie des plus abracadabrantes, à base de téléportation, de sortilège de serrurerie, ou d'autres illusions. Et chaque fois on la rembarrait, d'abord de façon douce et compréhensive, puis de plus en plus agressive et dédaigneuse à mesure que le temps passait. Elle finit par abandonner le recours de la justice, s'enfermant dans un mutisme froid entre les murs de la chambre abandonnée de ce qui était devenu pour elle bien plus qu'un mentor. Développant les hypothèses les plus farfelues, cherchant dans d'épais ouvrages des réponses à des questions à nouveau vides de sens. Elle délaissa tellement ses études qu'on finit par la mettre à la porte lors de sa vingt-deuxième année. A nouveau seule, incomprise et malheureuse, elle se raccrocha aux souvenirs de son Maître.
Celui ci brûlait en effet d'une passion dévorante pour la généalogie Ayleïde. Il cherchait, comme de nombreux intellectuels avant lui, à connecter ses ancêtres à une branche de la race primitive. Il était également, bien entendu, fasciné par leur technologie millénaire.
C'est afin de poursuivre ses travaux que la jeune femme se laissa embarquer par un équipage de marins rustres et odorants. Ils lui avaient promis de l’amener aux marais noirs, siège de certaines des ruines Ayleïdes les mieux conservées,  en faisant le tours de Tamriel par le Nord.


C'était bien entendu un mensonge éhonté, ce que Millie ne compris que plus tard. En effet, la jeune femme, bien peu férue de Géographie, ne chercha même pas à vérifier les dires et l’itinéraire de ses nouveaux « compagnons ». Sinon elle aurait remarqué que le chemin le plus court était par le sud. Pas par le nord. Heureusement son voyage fut de courte durée. A peine les côtes de hautes roches avaient elles disparues dans la nuit que l’équipage se jeta sur elle, attirés par la beauté innocente et juvénile de la demoiselle.



Quelques heures plus tard, alors que l'aube pointait, une barque toucha terre sur les côtes nord de Fendretour. Deux soldats en armes l’accueillirent, trouvant à son bord une jeune femme assurée et hautaine. Il ne remarquèrent pas la lueur à l'horizon qui disparaissait dans la lumière de ce jour naissant...
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Millie Lencolia
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